L'Allemagne gagnante de la Coupe du monde 1974

Coupe du monde de football 1974

La dixième édition de la Coupe du monde, la Coupe du monde 1974 de football a eu lieu en Allemagne de l'Ouest, et voit le sacre de la nation hôte, qui bat en finale les Pays-Bas de la légende Johan Cruyff. Il marquera la compétition de son empreinte par sa nouvelle façon d'aborder le football, le "football total". De plus, cette édition marque également le lancement du trophée actuel, le trophée de la Coupe du monde aussi appélé "FIFA World Cup". L'ancienne coupe appellé Jules Rimet est définitivement conservée par le Bresil apres ses trois victoires consecutives en Coupe du monde.

Équipes qualifiées :

Europe : Allemagne de l'Ouest (pays organisateur) , Suède , Italie, Pays-Bas, Allemagne de l'Est , Pologne , Bulgarie , Yougoslavie, Écosse.
Amérique du Nord, centrale et caraïbes : Haïti
Amérique du Sud : Brésil (champion du monde 1970), Chili, Argentine, Uruguay
Asie-Océanie : Australie,
Afrique : Zaïre

Règlement :

Quelques règles du tournoi ont changé depuis l'édition de 1970 : équipes réparties en quatre groupes de quatre au premier tour. Les deux équipes en tête de chaque groupe peuvent accéder au deuxième tour, ou elles seront dans deux poules de quatre (pas d'élimination directe). Les vainqueurs de chaque poule sont alors qualifiés pour la finale, et les deuxièmes jouent le match pour la troisième place. Si une égalité parfaite survient (points, différence de buts, nombre de buts marqués) entre deux équipes ou plus dans un groupe du second tour pour une place en finale, les performances enregistrées lors du premier tour sont prises alors en compte pour le départager : l'équipe qui obtiens alors les meilleurs classements et résultats se qualifie. Le tirage au sort n'intervient qu'en dernier recours. C'est aussi la première fois qu'il y a mise en place de tirs au but en cas de nul après-prolongations en Coupe du monde. Compte tenu de la formule « championnat » du tournoi, cela ne concerne que deux rencontres : le match pour la troisième place et la finale. La finale est à toutefois d'abord à rejouer en cas de score de parité après prolongation, et ce n'est seulement qu'en cas de nouvelle égalité après prolongation à l'issue du second match qu'intervient la séance de tirs au but.
Tirage au sort :
Le tirage au sort de la phase finale a lieu à Francfort le 5 janvier 1974. La composition des chapeaux pour le tirage prend compte des critères sportifs et géographiques. Les quatre demi-finalistes du Mondial 1970 (deux Européens et deux sud-américains) sont donc désignés têtes de série. Deux d'entre elles sont préalablement affectées à leur groupe avant le tirage : l'Allemagne de l'Ouest (pays hôte) est placée dans le groupe I, le Brésil (tenant du titre) est placé dans le groupe II. Si les Allemands de l'Ouest et Brésiliens terminent leur groupe à une place identique, ils ne pourront se rencontrer avant la finale. Le deuxième chapeau contient les deux autres équipes sud-américaines et deux des meilleures équipes d'Europe occidentale, chaque équipe de ce chapeau devant être tirée dans un des deux groupes dont la tête de série représente un autre continent que le sien. Le troisième chapeau contient les équipes d'Europe de l'Est. Enfin, le quatrième chapeau contient les équipes du reste du monde ainsi que la neuvième équipe européenne, la Suède.


Resumé :


Avant le commencement de la compétition, l'équipe d'Allemagne de l'ouest ayant remporté le Championnat d'Europe 1972 deux ans plus tôt est la donnée "Grande favorite" contrairement au Pays-Bas qui ne sont par contre-pas vu comme favoris, ils sont qualifiés pour la Coupe du monde grâce à une meilleure différence de buts par rapport à l'équipe de Belgique, mais après le premier tour du tournoi, les rôles s'inversent.Avant le commencement de la compétition, l'équipe d'Allemagne de l'Ouest ayant remporté le Championnat d'Europe 1972 deux ans plus tôt est la donnée "Grande favorite" contrairement au Pays-Bas qui ne sont pas par contre-pas vu comme favoris, ils sont qualifiés pour la Coupe du monde grâce à une meilleure différence de buts par rapport à l'équipe de Belgique, mais après le premier tour du tournoi, les rôles s'inversent. Beckenbauer fait évoluer le rôle classique du libero, joueur exempt de tout marquage se trouvant seul derrière la défense. Alors que le libero se contente jusqu'alors de couvrir la défense, Beckenbauer profite de sa liberté sur le terrain pour participer et organiser les actions offensives.

Enjeux politique :

Le premier tour voit se dérouler un match à caractère hautement politique. L'équipe d'Allemagne de l'Est et l'équipe d'Allemagne de l'Ouest s'affronte à Hambourg : c'est la première et la dernière fois que ces deux équipes se rencontrent sur un terrain de football (une sélection ouest-allemande non-professionnelle avait perdu contre les Allemands de l'Est lors des Jeux olympiques d'été de 1972). Lors de ce match, les deux équipes sont déjà qualifiées pour le deuxième tour, mais elles se disputent la première place du groupe. La RDA remporte le match et la première place. Au tour suivant, la RDA rencontrent le Brésil et les Pays-Bas, matches pour lesquels les supporters ouest-allemands avaient acheté les billets en prévision de la victoire de leur équipe. La défaite de la RFA provoqua plusieurs changements dans le groupe, changements salutaires puisqu'ils menèrent l'équipe jusqu'au titre.

Premier tour :
Groupe I :
Le groupe 1 est composé de : Allemagne de l'Est, Allemagne de l'Ouest, Chili , Australie.
La RFA et la RDA sont dans le même groupe et vont s'affronter pour la première et derniere fois de l'histoire. Les deux équipes allemandes gagnent alors leurs premiers matchs. Lors de la deuxième journée, le Chili tient tête à la RDA et le pays hôte roule sur l'Australie. Le dernier match opposant les deux Allemagnes déjà qualifiées a au-delà du prestige pour principal enjeu le classement et l'affectation dans l'un ou l'autre groupe du second tour. La à lieu le 22 juin à Hambourg et voit la victoire de la RDA, largement bâtie sur l'équipe du FC Magdebourg , en terre ouest-allemande, qui termine première. Cette défaite historique du pays organisateur fera finalement et paradoxalement les affaires de la Mannschaft ( équipe d' Allemagne) qui évitera ainsi de rencontrer les tant redoutés Oranje avant la finale.


Groupe II :


Le groupe 2 alors composé de : Yougoslavie, Brésil, Écosse, Zaïre.
Les champions du monde sortant brésiliens est tenu en échec par la Yougoslavie sur un score nul (0-0) , tandis que l'Écosse bat le seul représentant du continent africain , le Zaïre ( 2-0) . Ensuite, les Slaves battent sèchement les Africains 9-0 et le Brésil concède un nouveau nul 0-0 contre les Britanniques. La Yougoslavie fait match nul contre l'Écosse, et le Brésil bat le Zaïre (3-0) . Les équipent suivantes Yougoslaves, Brésiliens et Écossais sont tous trois à 4 points, mais la Yougoslavie termine première devant le Brésil à la différence de buts. Le Brésil fini deuxième du classement et se qualifie par conséquent.


Groupe III :


Le groupe 3 est composé des Pays-Bas , Suède, Bulgarie et Uruguay.
Les phénomènes Oranje ( Les Pays-Bas) , dont c'est la première participation depuis 1938, invaincu et premier du groupe avec 2 victoires contre les Uruguayens, quatrièmes au Mexique quatre ans plus tôt et les Bulgares, mais ils sont tenus en échec par les Suédois sur un score nul (0-0) . La Suède quant à elle, termine deuxième avec 2 nuls et une victoire contre l'Uruguay.

Groupe IV :


Le groupe 4 est composé Pologne, Argentine, Italie, Haïti. Autre néophyte de cette Coupe du monde après le Zaïre, Haïti, perd lui aussi tous ses matchs. La Pologne quant à elle enchaîne trois victoires, dont une contre l'Argentine, qui avait été absente en 1970. l'Argentine et l'Italie réalisent toutes deux une victoire (contre Haïti), un nul (concédé ensemble) et une défaite (contre la Pologne). Mais l'Argentine devance le vice-champion sortant grâce à la différence de but .

Deuxième tour :
Les deux groupes comprennent chacun une équipe de chaque poule du premier tour selon la formule :

A : 1er I, 2e II, 1er III, 2e IV
B : 2e I, 1er II, 2e III, 1er IV

Groupe A :


Les Pays-Bas terminent premiers et se qualifient pour la finale en battant l'ancien vainqueur de la Coupe du monde, le Brésil (2-0) en dernière journée lors du match décisif. La RDA et l'Argentine qui n'ont pas gagné un seul match lors de ce second tour se contentent de classements équivalents à des quart-de-finalistes.
Le président de la FIFA entre 1974 et 1998João Havelange a prétendu ultérieurement que les Coupes du monde 1966 et 1974 avaient été truquées afin de favoriser le pays hôte et défavoriser le Brésil, considéré à l'époque par Havelange et d'autres observateurs comme la meilleure équipe du monde. Il a ainsi appuyé la désignation d'un arbitre allemand pour diriger le match décisif Pays-Bas - Brésil. Cependant, même si le joueur brésilien, Luis Pereira, a été expulsé à la 84e minute de jeu, le score était déjà de 2 à 0 en faveur d'une équipe néerlandaise dominatrice, et il n'y a pas eu de polémique autour de ce match.

Groupe B :


La RFA sort vainqueur du groupe B en battant tous ses adversaires, y compris la Pologne qui avait remporté tous ses matchs dans la compétition jusque-là. Lors du match de la dernière journée qui faisait office de demi-finale, l'équipe allemande championne d'Europe bat l'équipe polonaise ancienne championne olympique sur le score de 1-0, sur un terrain innondé d'eau à la suite du violent orage qui avait retardé le coup d'envoi de la rencontre. Les Polonais se qualifient néanmoins pour la petite finale où ils affronteront le Brésil.

Match pour la troisième place :


Les Polonais contre toute attente, arrachent la troisième place face aux champions sortants brésiliens par un but du meilleur buteur du tournoi, Grzegorz Lato, à la 76e minute de jeu.


Finale :

Johan Cruijff coupe du mon de 1974


La finale de la Coupe du monde oppose au stade olympique de Munich les l'Allemagne de l'Ouest et les Pays-Bas, vainqueurs respectif des groupes A et B au deuxième tour. Malgré que l'Allemagne joue à domicil l'équipe néerlandaise est considérée par les spécialistes comme la favorite de la finale. Dès le début du match les Néerlandais, porté par Johan Cruijff monopolisent le ballon puis Johan Cruijff s'engage dans la défense allemande. Il èlimine le défenseur Berti Vogts mais est arrêté par une faute du milieu de terrain Uli Hoeneß à la limite de la surface de réparation. L'arbitre anglais John Taylor siffle penalty douté au bénéfice des Pays-Bas alors qu'aucun Allemand n'a encore touché le ballon : Johan Neeskens tire le penalty et trompe le goal Allemand Sepp Maier. C'est d'ailleurs encore à ce jour le but le plus rapide jamais inscrit lors d'une finale de Coupe du monde. C'est alors que les Pays-Bas ralentissent alors le rythme et gère leur avantage, ce qui permet aux Allemands de se remetrtre de leur début de rencontre médiocre. C'est à la 26e minute de jeu que le match prend un autre tournant, Bernd Hölzenbein l'aillier gauche allement dribble trois adversaires dans la surface de reparation Néerlandaise mais le troisieme, Wim Jansen, le tacle séverement, l'arbitre siffle a lors faute. L'équipe Allemande obtiennent un penatly, qui est transformé par le défenseur Paul Breitner. Après avoir arraché une égalisation les Allemands se reveillent et dominent la rencontre, les bonnes occasions fusent. Peu avant la mi-temps, un centre de la droite de Rainer Bonhof arrive dans le dos de Gerd Müller, marqué par deux défenseurs. Müller se retourne vers la balle, la fait ricocher sur son pied gauche, se retourne vers le but et trompe le gardien néerlandais Jan Jongbloed pour offrir un deuxième but à l'Allemagne de l'Ouest : L'Allemagne conserve son avantage au score lors de la seconde période dominée par les Néerlandais, et remporte sa deuxième Coupe du monde après celle de 1954. Johan Cruijff sera cependant designé meilleurs joueurs de la Coupe du monde 1974.

Franz Beckenbauer coupe du monde 1974
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