Argentine lors de la Coupe du monde de football 1978

La Coupe du monde de football 1978

Coupe du monde de football 1978


La onzième édition de la Coupe du monde de football est la Coupe du monde de football 1978, elle c'est deroulé en Argentine du 1 er au 25 juin 1978. L'équipe National et pays hôte, l'Argentine est sacrée championne du monde pour sa première fois en battant les Pays-Bas en final, d'un score de 3 - 1 après prolongation. Cette compétition à eu lieu dans un contexte p

olitique tendue, une dictature militaire. Deux ans après le coup d'état du 24 mars 1976. C'est d'ailleur le chef de la junte militaire, le général Videla, qui remet la coupe au capitaine argentin, Daniel Passarella, appellé "El Pistolero". Ce mondial fut également controversé dans son déroulement, notamment un match, le match décisif entre l'Argentine face au Pérou dont l'horaire fut décalé en soirée pour des raisons évidentes qu'inavouables. Ainsi, au courant du résultat du match de leur concurrent brésilien qui venait de se terminer, les Argentins savaient qu'ils devaient marquer au moins quatre buts face aux Péruviens, à cause de la différence de buts, pour se qualifier pour la finale aux dépens du Brésil, ce qu'ils ont réussi. Le succès de l'épreuve (tour préliminaire de la Coupe du monde ) ne cesse de croître, pour la première fois de l'histoire plus de 100 pays s'inscrivent : 107 (y compris les qualifiés d'office, pays hôte et ancien champion du monde). Toutefois, le nombre de participants réels, donc jouant au moins une rencontre, reste inférieur à la centaine : 95. De nombreuses critiques fusent à l'encontre de la FIFA pour avoir accordé l'organisation de la phase finale à un pays dirigé par une dictature militaire. Cela n'empêche pas le succès évoqué ci-dessus. Aucune des nations qui se qualifient ne renoncera à se déplacer en Argentine.
Les équipes qualifiées apres le tour preliminaire sont :


Europe:  Allemagne de l'Ouest (champion du monde 1974),Pologne, Italie, Autriche, Pays-Bas, France, Suède, Écosse, Espagne, Hongrie.
Amérique du Nord, centrale et caraïbes : Mexique.
Amérique du Sud: Argentine (pays organisateur), Brésil, Pérou.
Asie-Océanie: Iran.
Afrique: Tunisie.


Les groupes sont alors composés de :
Groupe 1 : Argentine, Hongrie, France, Italie.
Groupe 2 : Pologne, Allemagne de l'Ouest, Tunisie, Mexique.
Groupe 3 : Autriche, Espagne, Suède, Brésil.
Groupe 4 : Pays-Bas, Iran, Pérou, Ecosse.


Groupe I


Le premier match du groupe 1 opposa la France à l'Italie. la France marque contre l'Italie au bout de 37 secondes de jeu grâce à un but de Bernard Lacombe qui reprend de la tête un centre de la gauche de Didier Six. L'Italie joue de manière offensive, les défenseurs apportant une supériorité numérique dans les situations d'attaque. La défense française est mise sous pression et l'Italie gagne de façon méritée grâce à deux buts de Paolo Rossi puis de Renato Zaccarelli. L'Argentine, remporte son premier match contre la Hongrie devant ses supporters enthousiastes qui termine à neuf après l'expulsion de deux joueurs en fin de rencontre. Menée 1-0, la sélection argentine égalise par Leopoldo Luque puis prend l'avantage par Daniel Bertoni après une combinaison entre Norberto Alonso et Luque.
Lors de la deuxième journée les Hongrois, se procurent en début de match plus d'occasion que l'Italie mais encaissent deux buts après la première demi-heure de jeu. La deuxième mi-temps est à l'avantage de la sélection italienne, qui marque encore à la 61e minute de jeu . La Hongrie obtiens un penalty et réussi à reduire l'écart. Dans l'autre match, Argentins et Français jouent de manière offensive. Alors que la France pratique un meilleur jeu, fait de l'Argentine prend l'avantage 1-0 en fin de 1ère mi-temps sur un pénalty contestable. À la 60e minute de jeu, Michel Platini égalise pour l'équipe de France. Les Français accentuent leur pression pour remporter la rencontre, le libéro Marius Trésor montant fréquemment en attaque. Le gardien argentin Ubaldo Fillol effectue plusieurs arrêts importants et l'Argentine remporte finalement le match 2-1 sur une volée de 22 mètres de Leopoldo Luque.
L'Argentine et l'Italie, déjà qualifiées pour le second tour, se rencontrent lors de leur troisième match, un match nul donnant la première place aux Italiens au bénéfice d'une meilleure différence de buts. L'Argentine tire plus souvent au but que son adversaire mais éprouve des difficultés à jouer contre le marquage sévère des Italiens. Les attaquants italiens trouvent souvent des espaces dans la défense en zone de l'Argentine, ce qui permet à Roberto Bettega de marquer le but de la victoire pour l'Italie. La rencontre France - Hongrie du 10 juin 1978 oppose deux équipes déjà éliminées. Les deux sélections proposent un « football attrayant et spectaculaire » et le match est dominé par la France qui gagne 3-1. Le coup d'envoi de cette rencontre est retardé de 40 minutes car les deux équipes se présentent avec un maillot blanc. Selon une note de la FIFA envoyée avant le début de la compétition à la fédération française, c'est alors aux Français de changer de tenue. Comme ils n'ont pas leur jeu de maillots bleus sur place, ils jouent avec les maillots rayés vert et blanc d'une équipe locale, le Kimberley Football Club.

Groupe II
Le grand match d'ouverture du Mundial 1978 opposa l'Allemagne de l'Ouest, champion sortant, à la Pologne, 3e lors de la Coupe du monde 1974, et se termine sur un match nul 0-0. Les deux équipes parviennent à se qualifier sans souci pour le second tour, les Polonais terminant premiers du groupe avec deux victoires et un nul, les Allemands deuxièmes avec deux nulset une victoire ecrasante, 6-0 contre le Mexique. La néophyte Tunisie réalise quant à elle une performance inédite en remportant contre le Mexique (3-1) c'est la première victoire d'une équipe africaine en Coupe du monde (ce n’est que la quatrième participation d’une équipe africaine en phase finale de Coupe du monde après l’Égypte en 1934, le Maroc en 1970 et le Zaïre en 1974); elle se classe finalement troisième du groupe avec une seule défaite contre la Pologne et un match nul 0-0 contre le champion sortant.


Groupe III


L'Autriche, de retour sur le plan international depuis 20 ans, réalise une performance remarquable en devançant grâce au nombre de buts marqués le Brésil dans ce groupe, . Les Autrichiens battent les Suédois et les Espagnols avant de perdre contre le Brésil alors qu'ils sont déjà qualifiés pour le second tour, défaite sans conséquences pour les Autrichiens mais victoire utile pour les Brésiliens, qui n'avaient pas encore gagné dans ce mondial . Contre la Suède, le Brésilien Zico avait vu son but de la tête sur corner refusé par l'arbitre, une annulation qui empêcha peut-être le Brésil de l'emporter. La décision de l'arbitre souleva cependant une polémique. En effet le but brésilien avait été marqué après quarante cinq minutes et huit secondes, alors que l'arbitre gallois Clive Thomas, venait de siffler la fin de la période une seconde avant que le ballon franchisse la ligne, donc sans avoir attendu la fin de l'action en cours. Dès lors, au deuxième tour, le Brésil se retrouva dans la même poule que l'Argentine.


Groupe IV


Les Péruviensen réalisent une performance remarquée : devancer les Pays-Bas dans leur groupe ils battent l'Écosse 3-1, ainsi que l'Iran 4-1 et font match nul contre les hommes d'Ernst Happel 0-0. Ces derniers se qualifient eux aussi en battant l'Iran malgré une défaite surprise contre l'Écosse lors de la dernière journée. L'Écosse revenue à hauteur de points avec les Pays-Bas est éliminée en raison d'une différence de buts défavorable (-1 contre +2).

Second tour:


Les deux groupes comprennent chacun une équipe de chaque poule du premier tour selon la formule :

A : 1er I, 2e II, 1er III, 2e IV

B : 2e I, 1er II, 2e III, 1er IV

Les têtes de série du premier tour (Argentine, Allemagne, Brésil, Pays-Bas) terminent toutes à la deuxième place de leur poule et se retrouvent dans les mêmes groupes "théoriques" donnés par le tirage, mais inversés (A au lieu de B, B au lieu de A). S'il était bien "prévu" que l'Argentine croise la route du Brésil avant la finale, en revanche, les lieus et horaires des rencontres diffèrent. Les Argentins se retrouvent ainsi exilés à Rosario, laissant la place du Monumental de River Plate aux Italiens (qui auraient certainement apprécié de jouer à Rosario où la population d'origine italienne est nombreuse). En compensation l'Argentine obtient du comité d'organisation de la FIFA que l'horaire "maison" (19h15) en place au premier tour soit reconduit pour le second tour. Cet horaire aménagé, offrant l'avantage de connaitre le résultat des autres adversaires du groupe avant de jouer, déclenchera la polémique et sera déterminant dans la qualification des Argentins pour la finale.

Groupe A
Dans cette poule 100% européenne, les Pays-Bas devance les deux équipes germanique, qui accèdent à la finale, et l'Italieva jouer le match pour la troisième place. Assez moyens par rapport à leur statut de favoris au premier tour , les Néerlandais montent en régimeet battent les Autrichiens ainsi que les Italiens. Entre-temps, ils sont accrochés par les Allemands sur le score de 2 à 2 (tenants du titre et adversaires des Néerlandais lors de la finale de 1974) au cours d'un match spectaculaire, le meilleur du second tour de ce « Mundial ». L'Italie termine deuxième du groupe en faisant match nul contre l'Allemagne et en battant l'Autriche.

Groupe B
Le match Argentine-Pérou fut une victoire écrasante des hôtes Argentin 6-0, fut très controversé. Avant cela, le Brésil a battu le Pérou et l'Argentine a battu la Pologne. Ensuite, la Pologne a battu le Pérou, les Brésiliens et Argentins ont fait match nul. Le Brésil, contraint de jouer plus tôt lors de l'ultime journée, ne sait pas encore si sa victoire 3-1 sur la Pologne, qui porta sa différence de buts à + 5 (six contre un) suffira pour passer en finale. Tandis que l'Argentine, qui joue après, sait avant le coup d'envoi qu'il lui faudra gagner avec au moins 4 buts d'écart contre le Pérou pour se qualifier. L'Argentine réussit à s'imposer par six buts d'écart et gagne le droit de disputer sa première finale depuis 1930.

Finale:


Pour la première fois de l'histoire, les deux finalistes de la Coupe du monde se présentent au coup d'envoi en comptant une défaite chacun (au premier tour). Les deux finalistes ont par ailleurs chacun déjà disputé et perdu une finale (1930 pour l'Argentine ; 1974 pour les Pays-Bas). La finale de 1978 (après celles de 1930, 1934, 1954 et 1958) est également jouée par deux équipes non titrées.
L'Argentine bat les Pays-Bas 3-1 en faisant la différence au cours de la prolongation et remporte son premier titre mondial. Après la Tchécoslovaquie (1934 et 1962) et la Hongrie (1938 et 1954), les Pays-Bas sont ainsi la troisième nation à échouer deux fois en finale (1974 et 1978). À l'issue du match, les Néerlandais refusent d'assister à la cérémonie de clôture.

Le trophée de la COupe du monde portée par le Capitaine de la séléction national Argentine

Match pour la troisième place


La troisième place de la Coupe du monde c'est joué entre le Brésil et l'Italie. En début de match, l'Italien Giancarlo Antognoni tire un coup franc sur l'arête du but brésilien. L'équipe italienne laisse ensuite l'initiative du jeu au Brésil tandis que ses attaquants Franco Causio, Roberto Bettega et Paolo Rossi se montrent dangereux en bougeant beaucoup. À la 38e minute de jeu, un centre de Paolo Rossi venant de la droite parvient jusqu'à Franco Causio qui, au deuxième poteau et de la tête, permet à l'Italie de mener au score 1-0. Peu après, Franco Causio frappe sur la barre transversale puis sur le poteau. Malgré l'activité de Batista et José Guimarães Dirceu au milieu du terrain et les montées des défenseurs brésiliens, l'Italie se montre supérieure en première mi-temps.

En seconde mi-temps le Brésil élève son rythme de jeu et domine l'équipe italienne, qui se contente de défendre son avantage au score. À la 64e minute de jeu, Nelinho égalise à 1-1 en marquant un but spectaculaire d'un ballon travaillé. Après ce but, le Brésil accentue encore sa pression notamment grâce à Dirceu et Batista. L'entrée en jeu de Rivelino donne plus de liberté à Dirceu qui en profite pour marquer de loin le but de la victoire pour le Brésil à la 70e minute. L'Italie se met alors à nouveau à attaquer mais ne parvient pas à égaliser, une nouvelle tête de Roberto Bettega étant repoussée par la barre transversale du gardien brésilien Leão. Le Brésil l'emporte et monte sur le podium final, terminant la compétition invaincu.

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