La Coupe du monde de football 1982

La Coupe du monde de football 1982

La Coupe du monde de football de 1982


Resumé de la compétition :


La douzième édition de la Coupe du monde est la Coupe du monde de football 1982, elle à eu lieu en Espagne du 13 juin au 11 juillet 1982. La championne de cette édition est l'équipe d'Italie vainqueur de la final face à la RFA. Ce mondial est le premier à réunir 24 nations et le dernier à comporter deux phases de poules, ainsi que la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, que cinq continents (soit six confédérations) sont représentés en phase finale. C'est aussi la première fois ou deux équipes se départagent aux tirs au but ( RFA et la France en phase de demi-finale). Cette rencontre à eu lieu le 8 juillet 1982 à Seville. Cette rencontre est restée dans les annales de l'histoire de la Coupe du monde. C'est un match à rebondissements qui durant la prolongation à vu la France prendre l'avantage 3-1 par Alain Giresse et Marius Tresor, puis l'Allemagne recoller au score grâce à Karl-Heinz Rummenigge et Klaus Fischer. Finalement les Allemands se qualifieront pour la finale en remportant la séance de tirs au but. La Hongrie à établit quant à elle le record de buts marqués dans un match de phase finale de Coupe du monde : 10 au premier tour contre le Salvador.
L'Italie recupère dans ses rangs le buteur Paolo Rossi qui à éffectué sont retour apres une suspension de deux ans après avoir été impliqué dans le fameux scandale du Totonero. La Squadra Azzurra ( Equipe d'Italie), passe le premier tour sans gagner un match, puis Paolo Rossi élimine presque à lui tout seul la Seleçao pourtant composé de trés grands joueurs tel que : Zico, Socrates et Falcão en réalisant un triplé (3-2), avant de marquer les deux buts de la demi-finale face à la Pologne (2-0) puis d'ouvrir le score en finale face à l'Allemagne. L'Italie remporte alors son troisième titre mondial en s'imposant 3-1 avec des réalisaations d'Alessandro Altobelli et Marco Tardelli contre un but de Paul Breitner en fin de match. Paolo Rossi finira meilleur buteur ( 6 réalisations) et est par conséquent désigné meilleur joueur du tournoi. Le contexte politique lors de cette Coupe du monde est celui de l'Espagne post-franquiste, un an après la tentative de putsch aux Cortes.

La Compétition :

La cérémonie d'ouverture à eu lieu le dimanche 13 juin 1982, au stade du Camp Nou à Barcelone. Le stade n'est pas plein c'est pourtant le premier grand événement médiatique à être diffusé sur les cinq continents ( un an aprés le mariage de Lady Diana Spencer et le Prince Charles), devant un millard de téléspectateurs. Au même moment les Argentins et les Anglais s'affrontent dans une guerre pour le contrôle des îles Malouines, des banderole sont déployée dans les tribunes par des supporters argentins avec écrit (" Las Malvinas son argentinas ") alors que Helenio Herrera joueur argentin naturalisé français, déclare " le football c'est la guerre ". C'est au même moment que surgissent opportunément deux colombes de la Paix (d'après Picasso) : une formée par 2 300 enfants tout de blanc vêtus et l'autre réelle qu'un jeune Espagnol laisse s'échapper d'un ballon. Le match d'ouverture oppose la Belgique face au champion sortant, l'Argentine emmenée par un trés attendu Diego Maradona qui fait ses grands débuts en Coupe du monde devant le public de son nouveau club , "Barça" qui vient de l'acheter pour 50 millions de francs ( un équivalent de 7,5 millions d'euros : un transfert record pour l'époque). Contre toute attente la Belgique offre la surprise et remporte le match 1 - 0. La Pologne demarre mal sa compétition, après deux premiers matchs terminés sur un score nul de 0-0, elle se reveil lors de la dernière journée grâce aux attaquants Zbigniew Boniek et Grzegror Lato de poule au premier tout (5-1 face au Pérou). De justesse lors du second tour sans remporter le moindre match, match, (trois nuls en autant de rencontres), l' Italie se qualifie grâce à un but marqué de plus que le Cameroun, la France quand à elle perd d'entrée nettement contre l'Angleterre ( 3-1 ), elle évite l'élimination de très peu contre la Tchécoslovaquie. L'Allemagne surprise par l'Algérie de Lakhdar Belloumi perd (1-2), avant de se ressaisir. Cependant le décalage des matchs de la dernière journée de ce groupe 2 très disputé qui se résume à un match à 3 (deux qualifiés, un éliminé) sera à l'origine d'une grosse problématique et un énorme malaise . L'Algérie gagne alors son dernier match contre le Chili et reste par conséquent en course pour la qualification mais doit attendre le résultat du dernier match, Allemagne (RFA) -Autriche, disputé le lendemain pour être fixé sur son sort. La rencontre RFA-Autriche débute normalement, mais après l'ouverture du score des Allemands, le match baisse totalement d'intensité, au point que les deux équipes ne "jouent plus", semblant se satisfaire l'une (gagnante) et l'autre (perdante) de ce score de 1 à 0 qui les qualifie toutes les deux. L'Algérie est par conséquent éliminée et la rencontre Autriche-RFA endosse très vite le surnom de « match de la honte ». À la suite de cet incident, la FIFA prend conscience du problème posé par les matchs décalés et prend la décision à l'avenir d'organiser les deux derniers matchs de groupe simultanément. Ce principe sera plus tard étendu aux matchs de dernière journée de groupe en phases de qualification. Le deuxième tour voit le parcours brillant d'une équipe de France menée par Michel Platini, et d'autre part le réveil des italiens, surtout celui du légendaire Paolo Rossi. Cet attaquant venait de finir de purger une suspension (écourtée pour l'occasion de la Coupe du monde) due à son implication dans l'histoire "totoreno". Une histoire de pots-de-vin liés au loto sportif. Lors du premier tour Rossi est invisible sur le terrain, néanmoins l'entraîneur lui fait toujours confiance. Il marquera la Coupe du monde grâce à un triplé face au Bresil. Le match décisif du groupe A opposa la Pologne à l'URSS époque de Solidarność et d'état de siège, toujours au Camp Nou. Ce match se finiera sur un match nul 0-0 les qualifiant pours les demi-finales grâce à la différence de buts. Smolarek et Boniek font même preuve d'intimidation d'anti-jeu. Avant le match, Boniek avait pourtant annoncé : « Ce sera le match des matchs ». Le match le plus époustouflant de cette Coupe du monde reste la rencontre entre l'Allemagne de l'Ouest et la France le 8 juillet au stade Sanchez Pizjuan de Séville. On retiendra nottament l'agression du gardien de but Allemand Herald Shumasher sur Patrick Battisto, frappé viollement à la tête. Le joueur Français sera enmmené d'urgence à l'Hôpita ltandis que Schumacher termine le match sans avoir reçu de carton. Les Allemands sont menés 3-1 en prolongation, parviennent à revenir au score afin de se qualifier finalement au tirs au but. Dans l'autre demi-finale, l'Italie de Rossi qui marquera d'ailleurs les deux buts de l'Italie se qualifie sur un score de 2-0 face à la Pologne. La Pologne quand à elle obtient la troisième place face à l'équipe de France, l' Italise s'imposera en final face à l'Allemagne fatiguée. L'Italie obtiendra son troisième sacre devenant par conséquent la première équipe européenne à y parvenir. Rossi marquant pour la sixième fois et s'élève au rang de meilleur buteur de la compétition.
Équipes qualifiées.

Europe : Allemagne de l'Ouest, Angleterre, Autriche, Belgique, Ecosse, Espagne, France, Italie, Irlande du nord, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, URSS, Yougoslavie.
Amérique du Sud : Argentine, Brésil, Chili, Pérou.
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes : Honduras, Salvador.
Afrique : Algérie, Cameroun.
Asie et Océanie : Koweït, Nouvelle-Zélande.

La composition des six groupes pour le premier tour.

Second tour :


Groupe A : 1er I -- 1er III -- 2e VI
Groupe B : 1er II -- 1er IV -- 2e V
Groupe C : 2e I -- 2e III -- 1er VI
Groupe D : 2e II -- 2e IV -- 1er V
Demi-finales :
A - C
B - D

Premier tour :
groupe I :
L'Italie, futur vainqueur, ne gagne aucun match lors de ce premier tour . Elle fait trois matchs nuls, comme le Cameroun, nouveau venu de la compétition, mais le devance au classement car elle a marqué plus de buts; l'Italie se qualifiera donc de justesse. La Pologne remporte la seule victoire du groupe face au Pérou, par conséquent elle termine donc première. La Pologne et l'Italie se retrouveront en demi-finale.


Groupe II:


L'Algérie, nouvelle venue, crée la surprise en ouverture contre la RFA (2-1). C'est la première fois de l'histoire qu'une équipe africaine bat une équipe européenne. L'Allemagne se réveil lors de la deuxième journée en surclassant le Chili (4-1), tandis que dans l'autre match l'Autriche, déjà vainqueur du Chili, bat l'Algérie et prend donc une option pour la qualification. Il reste la dernière journée à disputer, mais le calendrier aura une incidence sur le scénario. En effet, l'Algérie encore en course pour la qualification,à le désavantage de jouer face au Chili un jour avant le dernier match : RFA-Autriche. L'Algérie bat le Chili mais sur un score étriqué (3-2). La qualification ou l'élimination de l'Algérie dépendra directement du résultat du match Allemagne-Autriche. Les Allemands doivent impérativement s'imposer pour se qualifier (avec la première place du groupe assurée, quel que soit le score), tandis que l'Autriche peut se permettre une défaite par un ou deux buts d'écart pour afin de se qualifier en deuxième position grâce à la différence de buts (dans ce cas, les trois équipes se retrouvant avec un total de 4 points). Après une bonne première mi-temps, les Allemands ouvrent logiquement le score, mais face au manque d'ambition offensive des Autrichiens, plus préoccupés à défendre et semblant accepter déjà la perspective d'une courte défaite synonyme de qualification pour les deux équipes, les Allemands lèvent le pied, et la rencontre perd rapidement en intensité, sombrant peu à peu dans l'ennui. Les Allemands remportent 1-0 un match où les deux équipes se contentèrent de passes inoffensives jusqu’à la fin de la partie. Devant un public médusé, ce spectacle de non-jeu entre deux nations « sœurs » fut retransmis sur les télévisions du monde entier. La polémique fut vive autour de ce « match de la honte ». Le scénario de la rencontre fit prendre conscience à la FIFA du problème posé par les matchs décalés. La FIFA décida qu'à l'avenir les matchs de la dernière journée d'une même poule se joueraient simultanément.

Groupe III :


Le champion du monde sortant, l'Argentine est tenu en échec par les Belges 1-0. La Hongrie bat le record de buts inscrits par une seule équipe lors d'un match en écrasant le Salvador 10-1. La Belgique bat ensuite le Salvador puis fera match nul contre la Hongrie. L'Argentine battra le Salvador et la Hongrie. Par conséquent les Belges et les Argentins se qualifient dans cet ordre.

Groupe IV :


L'Angleterre est l'une des deux équipes du mundial 1982 à remporter tous ses matchs du premier tour. Elle bat la France 3-1 (avec une ouverture du score par Robson au bout de 27 secondes), la Tchécoslovaquie 2-0 et le Koweït, nouveau venu, 1-0. La France bat le Koweït et enchaîne sur un match nul, non sans frayeur, contre la Tchécoslovaquie pour conserver la deuxième place du groupe et se qualifier. Sa victoire (4-1) contre le Koweït.

Groupe V :


Ce groupe voit la première participation de l'Irlande du Nord depuis la Coupe du mohde de 1958. Après deux matchs nuls contre l'Honduras et la Yougoslavie (première participation mondiale), l'Irlande du Nord est condamnée à marquer contre l'Espagne lors du dernier match du groupe pour se qualifier (un match nul 2 à 2 ou plus étant suffisant). Les Nord-Irlandais n'inscrivent qu'un seul but mais créent la surprise en s'imposant face au pays organisateur. Grâce à cette victoire ils obtiennet la première place du groupe avec 4 points. À égalité de points avec la Yougoslavie, seul adversaire qu'elle a réussi à battre lors de ce mundial, l'Espagne se contente alors de la deuxième place (qualificative) à la faveur du nombre de buts marqués (trois buts, soit un de plus que les Yougoslaves).


Groupe VI:
Le Brésil gagne tous ses matchs de belle manière et fait le plein de points. La rencontre de la dernière journée entre l'URSS et l' Écosse est décisif pour l'attribution de la deuxième place qualificative. Handicapée par une moins bonne différence de buts que son adversaire soviétique, l'Écosse doit impérativement s'imposer pour franchir le cap du premier tour. Le résultat nul sur le score de 2 à 2 fait finalement les affaires de l'URSS qui poursuit sa route dans le tournoi.


Second tour:


Le second tour se déroule, en groupes comme en 1974 et 1978, à la différence qu'il concerne 12 équipes réparties en 4 poules de 3.
Afin de rendre tous les matches décisifs (spécialement le dernier) et d'éviter ainsi qu'avant la dernière journée une équipe soit déjà qualifiée (et donc les deux autres disputant le dernier match déjà éliminées), le règlement prévoit que le perdant de la première rencontre joue dans la foulée le second match (contre l'équipe qui n'a pas encore joué). En cas de match nul en première journée (voir Groupe B, Allemagne-Angleterre), l'ordre des rencontres suit le tableau établi lors du tirage au sort initial. Cette formule de poules sera abandonnée dès 1986 au profit de matchs à éliminations directes, jugés plus spectaculaires par la FIFA.


Groupe A:


Le groupe A composé de la Belgique, l'URSS et la Pologne.
Apres deux défaites la Belgique termine à la dernière place du groupe. La qualification se joue entre la URSS et la Pologne lors du dernier match qui constitue donc un véritable quart de finale. Le score nul 0-0 , fait les affaires de la Pologne qui, grâce à une meilleure différence de buts, accède au dernier carré pour la deuxième fois de son histoire.

Groupe B:


Le groupe B est composé de l'Allemagne de l'Ouest, l'Angleterre et l'Espagne.
Incapable de marquer le moindre but lors du second tour, l'Angleterre sort de la coupe du monde sans perdre aucun match. Les Espagnols sont éliminés dès la fin de leur premier match de ce second tour par l'Allemagne de l'Ouest, qui remporte à cette occasion la seule victoire de ce groupe. Les Allemands doivent cependant attendre le résultat de la dernière rencontre entre l'Espagne et l'Angleterre afin d'assurés de leur qualification.


Groupe C:

Le groupe C est composé de l'Italie, le Brésil, Argentine.
C'est la seule poule du second tour qui ne soit pas 100 % européenne. Ayant toutes deux battu l'Argentine, le Brésil et l'Italie se retrouvent lors du dernier match pour ce qui constitue un véritable quart de finale. Grâce à la différence de buts le Brésil peut se contenter d'un match nul, mais à trop vouloir gagner la partie il s'expose et se fait punir par l'Italie, particulièrement efficace en contre (3 buts de Paolo Rossi).


Groupe D:
Le groupe D est composé la France, l'Autriche et l' Irlande du Nord.
En battant l'Autriche et l'Irlande du Nord, la France se qualifie pour les demi-finales, pour la deuxième fois de son histoire.

Demi-finales :


Après un match qui s'était soldé par un 0-0 lors du premier tour, l'Italie et la Pologne se retrouvent en demi-finale. La formation polonaise est affaiblie par la suspension de son leader, Boniek, et l'Italie sort vainqueur par 2 buts à 0.
L'Allemagne de l'Ouest accède à la quatrième finale de son histoire en battant la France aux tirs au but lors d'un match épique. Ce sont les Allemands qui ouvre grâce à un but de Pierre Littbarski, puis Michel Platini égalise pour l'équipe de France. À la 57e minute, Schumacher, le gardien allemand, sort au-devant de Patrick Battiston et vient heurter de plein fouet le Français le blessant très gravement. Pourtant bien placé pour voir l'agression, le corps arbitral (Mr Corver et son assistant Mr Geller) reste sans réaction le goal Allemand ne sera même pas sanctionné d'un simple carton Jaune et aucun penalty ne sera siffle. L'arbitre siffle la simple remise en jeu pour la l'Allemagne. Cette décision est régulièrement citée comme une des pires décisions arbitrales jamais prises dans l'histoire du football. Le Stéphanois perd trois dents sur ce coup. Les Français ne se laissent pas abattre et repartent à l’attaque durant toute la seconde mi-temps. Ils manquent de peu de se qualifier dans le temps règlementaire, mais le tir de Manuel Amoros à l’ultime minute s'écrase sur la barre transversale. Le score reste donc de parité et entraîne une prolongation. Dès la 92e minute, Marius Trésor, marque, suivi six minutes plus tard par Alain Giresse d’une frappe . À 3-1 avec vingt minutes à jouer, les spectateurs pensent que les Français sont qualifiés pour la Finale. Mais Karl-Heinz Rummenigge, annoncé comme blessé au début du match et qui venait d’entrer sur le terrain, réduit immédiatement l’écart (102e). L'action du but est précédée de deux fautes allemandes non sifflées10 alors que s'amorce la contre-attaque décisive dans le camp allemand. Dès lors le match est relancé, les Allemands poussent et Klaus Fischer, d’un somptueux retourné acrobatique, égalise (108e). Plus rien ne sera marqué. Au bout de 120 minutes, le score est de 3-3, et la première séance de tirs au but de l’histoire de la Coupe du monde voit la qualification allemande. Ce dernier décidera de ne plus jamais tirer un penalty pour la suite de sa carrière. Ce match restera dans les annales pour son dénouement spectaculaire, tant du côté allemand que du côté français.
Match pour la troisième place :
La Pologne réédite sa performance de 1974 en battant la France et en arrachant la troisième place. Les Français, eux, terminent quatrièmes de ce qui fut un excellent mondial pour l'équipe de France. Malgré leur défaite, ce match permet à la France de battre un record, celui du plus grand nombre de buteurs différents pour une équipe dans une seule et même phase finale de Coupe du monde : dix avec Soler, Genghini, Platini, Six, Bossis, Giresse, Rocheteau, Trésor, Girard et Couriol. Ce record sera égalé en 2006 par les Italiens puis en 2018 par les Belges.


Finale :
En final l'équipe d'Italie brille et bat l'Allemagne de l'Ouest par le score de 3 buts à 1 lors de la finale. C'est la première victoire italienne en Coupe du monde depuis 44 ans.

Equipe d'Italie championne de la Coupe du monde 1982

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